mercredi 28 septembre 2016

Le mercredi c'est No Meat Today... Chili sin carne !

Ça faisait un moment qu'un No Meat Today ne s'était pas posé dans mes colonnes, mais comme je viens de terminer quelques travaux qui paraîtront sous forme de livre à la fin de l'année, j'en ai profité pour demander hier à une de mes merveilles encore par chez moi, tu veux manger quoi ? Parce que forcément quand j'écris des livres on mange ce qu'il y a dedans... Donc dès que j'ai fini j'en profite pour m'occuper des goûts des miens. Et là elle ne m'a pas répondu, elle m'a juste dit demain on va à la Biocop et j'te dirais...
Et c'est comme ça que ce matin nous y sommes allés avec une liste de courses longue comme toutes les tentacules d'un poulpe et qu'en revenant après avoir trié nos petits achats elle m'a enfin répondu... Un chili sin carne Papa ! Et elle m'a tendu un des numéros de Slowly veggie ! sa revue de cuisine préférée et je me suis largement inspiré de leur recette pour préparer la mienne.
Chili sin carne
Ingrédients :
Pour le chili : 500g de haricots rouges au naturel (poids égoutté) – 4 ou 5 tomates – 6 oignons nouveaux - 1 gousse d'ail – 1càs d'huile de tournesol (huile neutre) - 1 piment - 1càc de cumin en poudre – 1càc de paprika – 3 ou 4 tiges d'origan effeuillées – 4 œufs – 5cl de bouillon de légumes - sel et poivre
Pour l'accompagnement à l'avocat : 1 gros avocat à point – 4 ou 5 tiges de coriandre – le jus d'1/2 citron vert – 120g de yaourt nature du type bulgare – ½ piment rouge
Commencez par couper les tomates en cubes, par émincer le vert et le blanc des oignons nouveaux et hacher la gousse d'ail et le piment.
Mettez ensuite l'huile dans une sauteuse à feu assez vif et faites revenir l'oignon, l'ail, le piment et l'origan pendant 3 minutes en remuant régulièrement.
Ajoutez les tomates, le cumin et le paprika, salez et poivrez et poursuivez la cuisson pendant 3 minutes de plus.
Ajoutez les haricots et le bouillon et poursuivez la cuisson 5 minutes à couvert et 5 minutes à découvert.
Faites ensuite quatre « nids » dans les haricots et déposez-y les œufs, couvrez la sauteuse et faites cuire jusqu'à ce que les œufs soient à point, ça va très vite surveillez bien la cuisson !
Pendant la cuisson des haricots préparez l'accompagnement à l'avocat. Mettez dans un mixer la chair de l'avocat, la coriandre, le yaourt, le piment et le citron et mixez le tout assez finement.
Ensuite vous pouvez comme moi étaler joliment la crème à l'avocat sur le pourtour des assiettes et glisser le chili sin carne au centre ou plus simplement servir la crème à côté. En tout cas s'il vous reste un peu d'oignon et de coriandre vous pouvez aussi les parsemer sur le pourtour du plat.
Mais pourquoi, bon et maintenant qu'est-ce qu'elle va me proposer de cuisiner... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 26 septembre 2016

Mon poulet entre Pays Basque et Provence parce que mon cœur balance...

Je crois définitivement qu'il manque une fonction à mon estomac, cette fonction qui permet de choisir entre entrée et plat ou plat et dessert quand c'est l'heure de choisir un menu du midi, entre fromage et dessert, entre la p'tite mousse au chocolat et la crème caramel, entre n'importe quoi et autre chose... il manque décidément cette foutue fonction quand mon estomac se met à devoir choisir !
Du coup souvent quand je prépare une recette et que mes diablotins intérieurs commencent à me tirer à droite et à gauche, à gauche et à droite, j'abandonne souvent rapidement le combat et je commence à me demander comment je pourrais mettre un peu de gauche et de droite dans mon plat.
Et cette fois avec mon poulet, mes beaux piments doux, mon piment d'Espelette et... mes herbes de Provence à profusion je ne me suis pas longtemps demandé de quel côté de la carte j'allais entraîner mon plat... des deux comme d'habitude !
Mon poulet entre Pays Basque et Provence parce que mon cœur balance...
Ingrédients : 4 cuisses de poulet coupées en deux – 4 beaux piments doux épépinés et coupés en lamelles (n'hésitez pas à en rajoutez 2 s'ils sont chichoux et si vous ne trouvez pas de piments utilisez des poivrons) - 2 tranches de jambon cru coupées en lamelles - 4 grosses tomates coupées en quartiers (pelez-les si vous avez du courage c'est mieux) - 1 càs d'huile - 1 oignon haché finement - 1 gousse d'ail haché finement - 6cl d'eau - quelques pincées de piment d’Espelette – 2 feuilles de laurier – 4 tiges de thym effeuillés – 4 tiges d'origan effeuillées – 4 branches de basilic effeuillées - sel et poivre
Faites revenir les morceaux de poulet avec l'huile dans une grande sauteuse à feu  moyen de tous les côtés jusqu'à ce qu'il soit bien doré, comptez une douzaine de minutes de cuisson. Sortez les de la sauteuse, mettez-les dans un plat et assaisonnez-les de sel, de poivre et de piment d'Espelette à votre goût.
Videz le gras contenu dans la poêle puis versez dans la sauteuse l'oignon, l'ail, le jambon, le laurier et la moitié des autres herbes et faites revenir le tout 3 minutes. Ajoutez alors les piment et faites revenir 3 minutes en remuant régulièrement. Ajoutez les tomates, l'eau, du piment d’Espelette à votre goût, salez et poivrez et poursuivez la cuisson à couvert pendant 15 minutes.  Ajoutez les morceaux de poulet, enfoncez-les bien dans la sauce et et poursuivez encore la cuisson 20 minutes en remuant de temps en temps.
A ce moment-là découvrez et poursuivez la cuisson jusqu'à ce que la sauce soit à la consistance... qui vous plaît ! J'ai prolongé d'une dizaine de minutes à peine.
A ce moment-là servez le poulet et sa sauce, si vous avez un peu de riz blanc ou de semoule mettez dans les assiettes avant le poulet et sa sauce comme ça la sauce va le parfumer. Et terminez en parsemant les herbes restantes sur le plat, en ajoutant une dernière pincée de piment d'Espelette si vous aimez le feu et un filet d'huile.
Mais pourquoi, bon et maintenant si je choisissais le dessert... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 25 septembre 2016

Canistrelli aux noisettes, pistaches et amandes et cédrat confit ! Et si on intéressait enfin à la cuisine Corse...

Il y a fort fort longtemps pendant une de mes vies professionnelles précédentes, j'ai eu pas mal de vies dans ce domaine... J'ai donc vendu des charcuteries corses. Et je garde un très bon souvenir de ces moments pendant lesquels j'étais entouré de charcuteries et de fromages de là-bas une bonne partie de ma journée. 

Il faut dire que comme j'ai toujours été plus mauvais vendeur que mangeur, si le stock baissait c'était surtout dû à mon appétit vorace à me nourrir des produits que j'étais supposé proposer en dégustation. J'avais mis les produits que mes clients espérés étaient supposés déguster à une place étonnamment peu visible de leurs yeux et par contre juste à portée de mes doigts...
Comme pour d'autres cuisines, je trouve que la cuisine Corse est trop mal connue par ici, et souvent ce que l'on en connaît se résume aux charcuteries que je dévorais alors, à quelques plats, quelques fromages que l'on dit habités et un ou deux desserts et pas grand chose de plus. Et pourtant cette cuisine-là est riche, goûteuse, diverse parce que la Corse est aussi un carrefour.
Heureusement Marabout a eu la bonne idée de nous entraîner là-bas grâce à un très joli ouvrage signé Nicolas Stromboni photographié par Sandra Mahut et intitulé Du vin, du pain, des oursins.
Ce livre est d'abord un voyage mené par un passionné qui partage l’Île de beauté avec nous, l’île, ses produits et ses producteurs et bien sûr ses recettes ! Et là on se rend compte de la véracité de cette phrase écrite en préambule : elle (la Corse) un trésor incomparable, inégalé : le patrimoine gastronomique le plus riche de France...
Alors si vous avez envie de découvrir cette cuisine-là, la terrine de cochon et les paupiettes de veau à la sauce tomate, les brochettes d'abats et la acacia de brocciu et les langoustines à l'ajaccienne, les beignets de farine de châtaigne au brocciu et la recette du cédrat confit... et tant d'autres ! N'hésitez pas, vous verrez qu'il a bien des choses à découvrir dans cette cuisine-là, dans la cuisine Corse !
Et pour illustrer cet article j'ai eu envie de retrouver le croquant des canistrelli et du cédrat confit qui traîne depuis un moment dans mon frigo, une recette extraite du livre que j'ai remise à mon goût !
Canistrelli aux noisettes, pistaches, amandes et cédrat confit
Ingrédients  : 180g de farine – 90g de sucre en poudre – 50g de beurre – 1 gros œuf – 50g de noisettes et autant de pistaches et d'amandes – 50g de cédrat confit coupé en petits cubes – 1càc de levure chimique – 1 pincée de sel
Mettez dans un mixer la farine, le sucre, le beurre et le sel et mixez le tout finement. Ajoutez l’œuf et battez de nouveau rapidement jusqu'à que la pâte commence à peine à se former. Ajoutez alors les noisettes, les pistaches, les amandes et le cédrat et mixez de nouveau jusqu'à ce que la pâte finisse de se former. N'insistez pas trop pour ne pas hacher les noix trop finement.
Séparez votre pâte en deux et faites deux longs boudins d'environ 3cm de diamètre et de la longueur de votre plaque de four, les miens faisaient environ 30cm de long.
Déposez sur une plaque couverte de papier sulfurisé et faites cuire environ 30 minutes dans un four préchauffé à 180°. Ne faites pas cuire plus, ces gourmandises durcissent en refroidissant !
Laissez refroidir puis coupez en tranches fines et dégustez, comme moi avec le café ou comme l'auteur avec un muscat bien frais ! A vous de voir !
Livre reçu
Mais pourquoi, la Corse en automne ça ne doit pas être mal... est-ce que je vous raconte ça...

lundi 19 septembre 2016

Faire ou refaire une recette... Ma tarte sauvage aux deux citrons...

Quand on a un blog de cuisine, je l'ai déjà dit plusieurs fois par ici, une recette appréciée ou pas d'ailleurs, à la maison quand elle a été faite une fois et ben risque de ne jamais être refaite ! Il y a une sorte de fuite en avant parce que forcément si tu proposes sur ta petite cuisine virtuelle le lundi des patates, le mardi des patates, le mercredi... et le samedi aussi... le dimanche je pense qu'une certaine lassitude peut prendre le lecteur de passage et ça peut se comprendre d'ailleurs.
 Mais chez toi il n'en va pas de même, parce que si ça se trouve ils adorent les patates et sans en manger du lundi au samedi, ils en reprendraient quand même un peu plus qu'une fois par recette, parce que le petit gratin, la purée onctueuse, le hachis gourmand... ils en revoudraient bien ! Mais toi têtu tu réponds non non non je l'ai déjà faite sur le blog c'te recette-là !
Heureusement pour eux il y a des occasions que tu ne peux pas refuser comme ça s'est présenté pour cette tarte au citron. Quand Marie m'a dit j'veux faire une tarte au citron tu me diras comment faire chouchou... j'ai commencé à dire un non... mais avant que j'aie pu continuer elle m'a dit c'est pour un anniversaire tu peux pas dire non ! Et donc j'ai dit oui et je l'ai aidé à la faire... Enfin avant de l'aider j'ai quand même précisé que j'allais changer deux ou trois p'tites choses...
Ma tarte sauvage au citron aux deux citrons...
Ingrédients :
Pour le fond de tarte : 180g de farine - 30g de poudre d'amande - 45g de sucre glace ou en poudre - 1 pincée de sel - 90g de beurre fondu (attention laissez-le refroidir) - 1 œuf – 1 blanc d’œuf
Pour la garniture au citron : 9g de beurre fondu – 180g de sucre glace – 20g de Maïzena – 4 œufs –15cl de jus de citron moitié jaune moitié vert et le zeste d'1/4 de citron jaune et autant de vert
Pour la meringue du dessus dessus (vous pouvez diviser la dose par deux si vous voulez juste un peu de meringue dessus...) : 240g de sucre en poudre - 4 blancs d’œufs – 6cl d'eau
Commencez en réalisant la garniture au citron.
Mélangez dans une casserole le beurre le sucre glace et la Maïzena en fouettant le tout. Ajoutez les œufs, mélangez de nouveau puis ajoutez le jus et le zeste des deux sortes de citron et mélangez encore. Ne vous inquiétez pas si la crème obtenue n'est pas très homogène, même si c'est le cas elle va le devenir sur le feu. Mettez donc la casserole sur le feu et faites épaissir environ 5 minutes sans arrêter de la remuer avec un fouet. Dès qu'elle est bien épaissie, elle doit avoir la consistance d'une crème pâtissière, versez dans une assiette, filmez au contact et laissez refroidir au frais.
Préparez ensuite le fond de tarte. Versez dans un petit saladier la farine, la poudre d'amande, le sucre glace et la pincée de sel. Mélangez dans un bol le beurre fondu et l’œuf et ajoutez le tout dans le saladier et mélangez jusqu'à obtenir une jolie pâte bien homogène, filmez et au frais une bonne demi-heure voir une heure, il faut laisser durcir la pâte pour pouvoir l'étaler.
Quand la pâte est assez froide étalez-la assez fin puis glissez-la dans un moule à tarte d'environ 24cm beurré et fariné. Vous pouvez couper tout de qui dépasse ou le laisser, elle est sauvage ou pas la tarte ! Déposez dessus un papier de cuisson et remplissez-le de farine ou de semoule (vous pouvez aussi utiliser du riz ou des haricots) et faites cuire une vingtaine de minutes à 180°. Enlevez ensuite la feuille de cuisson et son contenu  et si la pâte reste un peu crue remettez au four 5 minutes. Dès que vous la sortez alors du four badigeonnez-la de blanc d’œuf au pinceau et laissez refroidir.
Quand la pâte est froide versez-y la crème au citron et mettez au frais le temps de préparer la meringue.
Versez le sucre et l’eau dans une casserole et faites cuire jusqu’à ce que la température du sucre atteigne 110°. Il y a des astuces pour savoir quand le sucre est à point mais personnellement je pense que rien ne vaut un thermo-sonde !
Fouettez les blancs en neige assez ferme et versez le sucre fondu en filet tout en continuant de fouetter à vitesse moyenne. Continuez de fouetter toujours à vitesse moyenne jusqu’à ce que la meringue soit tiède. Comptez environ 5 minutes.
Il ne vous reste plus qu'à garnir votre tarte au citron généreusement avec la meringue et à lui donner un petit coup délicat de chalumeau.
Mais pourquoi, pour le prochain anniversaire personne ne voudrait un p'tit pâté de tête ? est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 14 septembre 2016

Vous prendrez bien un bol d'énergie et un livre ! Smoothie Bowls exotictictic plein d'énergie...

Depuis le temps que je nage dans ce qui se mange j'en ai vu passer et quelques fois repasser des modes et il n'est pas rare, quand je croise une de mes amies tout aussi «  dinosaure » que moi sur la toile, que l'on joue aux anciens combattants en repensant à toutes ces choses qui devaient révolutionner la cuisine avec un air malicieux, un air de on ne me la refera pas...
Et puis quand une de ces modes s'en va, une autre arrive vite vite parce que le vide comme disait l'autre... Sauf que des fois il y a des choses dont on se dit eh ben finalement si ça durait un peu plus longtemps que le temps d'un printemps ça serait pas si mal que ça !
Depuis un moment les vaches dans les prés ont moins peur de moi quand je passe à côté d'elles mais par contre les arbres à fruits et les choses qui poussent au ras de la terre, eux, ont tendance à remonter leurs jupes et à courir bien loin. Faut dire que le carnivore est en train de s'endormir alors que le mangeur de fruits et légumes...
Et donc quand j'ai reçu le très joli livre signé par Émilie, plus connue sous le nom de Plus une miette, un surnom qui va bien à ses recettes, donc quand j'ai reçu son livre consacré aux Smoothie Bowls paru dans la collection Les petits plats chez Marabout, je me suis dit que cette mode-là j'espérais bien qu'elle passe un peu moins vite ou quelle ne passe même pas !
Il faut dire que vous avez là toute une collection de recettes plus savoureuses et colorées les unes que les autres où notamment les fruits et les légumes, mais aussi les céréales et les laits végétaux, se battent pages après pages pour essayer d'être plus gourmands les uns que les autres !
Et du coup si vous avez envie avec Émilie d'aller y voir de quoi il en retourne et vous trouver plein plein de belles recettes... vous savez quel livre acheter !
Et comme je n'avais pas envie de choisir une recette en particulier dans le livre pour illustrer cet article, difficile vraiment de choisir, j'ai ouvert une page au hasard et comme je savais que j'aimerai j'ai mis à ma sauce la recette qui m'est tombée sous la main...
Smoothie Bowl exotictictic plein d'énergie...
Ingrédients pour un affamé comme moi... : ¼ d'ananas – ½ mangue – 10cl de crème de coco – 1cas de jus de citron vert (Émilie utilise 2 fruits de la passion frais mais comme je n'en avais pas...) - 3càs de copeaux de noix de coco – 6 feuilles de basilic thaï (et quelques-une pour décorer) – 6 framboises
Mettez d'abord dans votre blender l'ananas, la mangue, la crème de coco, le jus de citron et les feuilles de basilic et blendez le tout jusqu'à obtenir une mousse très très onctueuse.
Personnellement j'avais coupé tous les fruits en cube et j'ai mis le tout au congélo pendant une bonne heure histoire d'avoir une boisson fraîche fraîche !
Ensuite vous versez le tout dans un grand bol et décorez avec quelques tranches très fines de mangues, et pas seulement pour décorer d'ailleurs aussi parce que c'est bon, parsemez la noix de coco et terminez en parsemant quelques feuilles de basilic thaï et les framboises. Après vous allez voir que la fraîcheur existe encore !
Mais pourquoi, tiens et si je refaisais des whoopies... heu peut-être pas en fait... est-ce que je vous raconte ça...

mardi 13 septembre 2016

Purée c'qu'i' fait chaud... et cookies tout crousti au choco-caramel et flocons croustillants...

Purée c'qu'i' fait chaud ! que j'ai lancé à Marie qui passait devant ma cuisine... Et tu fais quoi Chouchou ? Qu'elle demande alors. Ben j'me surveille le cookie mais purée c'qu'i' fait chaud tu trouves pas que j'ai relancé... Et tu fais quoi Chouchou ? qu'elle a répondu... Ben je fais des cookies que je reprends en précisant je me les suis malaxés, pétris, mis en boules et là j'les fait cuire... mais purée d'purée c'qu'i' fait chaud ? Hein hein ? que j'insiste encore pour avoir enfin un semblant de réponse à ma question et là elle me coupe... Et là tu fais quoi Chouchou ?
Je me gratte la tête, j'dois avoir l'explication compliquée que je me dis, pourtant un cookie c'est facile c'est juste un peu de pâte et des machins dedans et c'est pas comme si elle m'avait jamais vu faire... Bon alors en m'essuyant le front et en jurant p'tain de chaleur !, j'essaye d'être simple... pâte cookies, pâte crue four, pâte cuite ! Et là... je l'entends me rerererere... Et là tu fais quoi Chouchou ?
J'suis pas nerveux comme garçon mais la chaleur et une certaine part d'agacement venant je lui lance... là j'ai l'cul assis devant mon four à me regarder gonfler le cookie et je me demande si y'a pas que l'cookie qui... Et avant que je précise ma pensée de façon précise voilà qu'elle tourne le talon en me disant... Et t'aurait pas un peu chaud là Chouchou ?
Bon donc le cookies c'est facile c'est juste un peu de pâte et des machins dedans... qui font que des fois ils sont fondants et d'autres fois ils craquent !
Cookies tout crousti au choco-caramel et flocons croustillants...
Ingrédients : 120g de chocolat au lait au caramel – 45g de flocons d'avoine (j'ai utilisé les bio de Jordan's) – 45g de cassonade en poudre – 45g de sucre brun du type muscavado complet (sinon de la vergeoise c'est bien aussi) – 1 œuf – 120g de beurre mou demi-sel - 180 de farine – 1càc rase de levure chimique 
Commencez en mettant les flocons et la cassonade dans une poêle anti-adhésive sur feu vif et mélangez jusqu'à ce que le sucre fonde et enrobe les flocons.
Versez le beurre mou dans un saladier, ajoutez le muscavado et mélangez bien. Ajoutez l'œuf et mélangez encore puis ajoutez la farine et la levure, le chocolat et les flocons et mélangez bien le tout une dernière fois. 
Mettez au frais une petite demi-heure. 
Faites alors des petites boules d'environ 60g.
Ecrasez-les légèrement et disposez-les sur une plaque couverte de papier sulfurisé. 
Faites cuire une quinzaine de minutes dans un four préchauffé à 180°. 
Après attendez au moins que les cookies soient tièdes, ou froids, en les laissant sur une plaque. Et un conseil si vous voulez les goûter surveillez la plaque !
Mais pourquoi, des fois je me demande si elle me dit pas des choses sans me les dire... est-ce que je vous raconte ça...

dimanche 11 septembre 2016

Parce que des fois les recettes ne tombent pas du ciel... Minestrone et pesto au menu !

Des fois les recettes sont simples, enfin ce qui est simple c'est qu'une fois le plat préparé et que tu le goûtes, c'est bon, c'est juste juste comme tu l'imaginais et tu as déjà les papilles en émoi. Là, tout est simple, tu n'as plus qu'à avoir de l'appétit une cuillère ou une fourchette à la main et la bouche grande ouverte pour atteindre le bonheur.
Et puis d'autres fois c'est beaucoup beaucoup moins simple. C'est pas que ce ne soit pas bon mais c'est qu'il manque un je ne sais quoi qui ferait que... C'est en tout cas ce que tu te dis en goûtant cette fois ton plat. Et là ça peut devenir le drame ! Parce que forcément le je-ne-sais-quoi quand tu l'as trouvé tu sais ce que c'est mais avant... avant tu t'interroges et tu essayes.
Quand tu essayes d'ajouter le quelque chose manquant, un des problèmes c'est que ça peut être tout et surtout n'importe quoi ! Alors tu ajoutes une première chose, une petite herbe, une autre, tiens l'épice là, et comme ça ne va toujours pas.. un p'tit peu de tomate, une pincée de sucre... Parce que forcément rien n'est innocent en cuisine et quand tu ajoutes un ingrédient il te contraint parfois à un autre... Et quand tu as fini de vider tes placards dans ton plat tu ne trouves plus qu'il y manque un p'tit quelque chose mais bien qu'il y a un paquet de truc en trop dans l'ragout !
Heureusement d'autres fois tu trouves, tu trouves le p'tit truc en plus, parce que c'est évident ou parce que tu vas t'inspirer en voyageant un peu dans les cuisines que tu aimes, celles dont tu sais qu'elles vont t'aider. Quand j'ai un problème avec une recette italienne, j'ai quelques réflexes quasi pavloviens, et un des premiers est de passer chez Edda. Et c'est là qu'en voyant ses recettes et surtout cette recette Minestrone delégumes au pesto et pâtes de la Ligurie, que j'ai arrêté de me gratter la tête et que j'ai crié mais c'est bien sûr du pesto c'est ça qui manque à mon minestrone !
Mon minestrone au pesto
Ingrédients : 150g de haricots blancs écossés – 60g de petites pâtes - 90g de haricot vers - 1 carotte – 1 pomme de terre – 1 petite courgette – 1 tomate - 1 oignon – 1 gousse d'ail – 1 dizaine de feuille de basilic – 1 ou 2 feuilles de laurier - 1l de bouillon de légumes – 1càs d'huile d'olive – 2càs de pesto (encore une fois j'ai utilisé mon pesto préféré du moment, le pesto Italians do it better et qui va finir d'ailleurs par me manquer. à force d'en mettre partout...) - sel et poivre
Commencez en coupant en petits cubes la carotte, la pomme de terre, la tomate, la courgette, l'oignon et l'ail et en petits tronçons les haricots.
Faites ensuite revenir l'ail et l'oignon avec l'huile d'olive 3 minutes dans le fond d'une cocotte à feu assez vif. Ajoutez la pomme de terre, la carotte, les haricots blancs (attention vérifiez bien la cuisson de vos haricots avant de vous lancer dans votre plat parce que des haricots pas cuits... j'ai donc testé une dizaine de haricots en les faisant cuire dans une casserole d'eau avant de me dire que c'était le bon temps de cuisson!) et le laurier, remuez le tout pendant une minute avant d'ajouter le bouillon et de poursuive la cuisson 15 minutes.
Ajoutez alors la tomate, la courgette, les haricots verts et le basilic, salez, poivrez et laissez cuire encore une quinzaine de minutes.
Incorporez les pâtes 5 à 10 minutes avant la fin de la cuisson selon le temps indiqué sur l'emballage.
Et juste quand tout est bien cuit à point retirez du feu ajoutez le pesto mélangez, parsemez quelques feuilles de basilic et ne faites pas comme moi n'oubliez pas de proposer du parmesan ! et servez sans attendre et vous allez voir que l'odeur de ce minestrone risque de faire arriver ventre à terre tous les gourmands de la maison.
Mais pourquoi, bon et dans ma soupe de poisson qu'est-ce que je pourrais bien ajouter... est-ce que je vous raconte ça...

vendredi 9 septembre 2016

Y'a un couillon dans l'potager ! Mon tian en salade aux légumes du potager... ou presque !

Que c'est compliqué les fruits et les légumes qui poussent dedans la terre ! J'vous dis que ça ! Tiens, moi je pensais que cueillir des fruits était chose facile et ben que nenni comme disait l'autre ! Je pensais qu'il suffisait de lui regarder la tête, de le tâter gentiment et que là la révélation me frapperait très fort au coin d'un bon sens qui me ferait penser que c'est bon je peux me l'arracher de sa plante. Et depuis des années c'est ce que j'ai toujours fait avec les tomates quand j'ai eu la chance d'en planter et de les voir pousser ou plus souvent quand j'allais me tâter la tomate chez d'autres.
La tomate, c'est facile, c'est vert et ça passe au rouge et pour moi qui ai quelques origines au sud du sud, la bonne maturité des tomates, pour peu que je veuille les passer en salade, est juste juste entre les deux, pas à l'orange mais juste entre vert et rouge. Ça, c'est facile, j'maîtrise...
Sauf qu'une aubergine ça passe du petit mauve au grand mauve et une fois que c'est grand, d'ailleurs tu ne sais déjà pas quand ça arrête de grandir, une fois que c'est grand est-ce que c'est mûr ? Faut-il la toquer, la palper, la malaxer... pour le savoir ? Eh ben j'en sais foutrement rien !
Et encore pour l'aubergine ce n'est pas trop grave, au pire tu cueilles trop tôt et au lieu d'avoir une belle aubergine toute dodue tu en as une petite plus fluette, rien de grave...
Mais dans notre petit potager on a aussi planté topinambour et carottes... enfin carotte pour être précis. Et si ça pousse au dessus du sol, c'est la racine qui m'intéresse dans ces deux cas. Et comment tu sais qu'une racine elle est à point toi ? Comment ! Hein ? Hein ? Hein...
Et me voilà donc dans un nouveau tracas face à mon potager, est-ce que je dois risquer le trop tôt et découvrir des fruits du voyage de Gulliver chez les lilliputiens ou attendre attendre au risque du trop tard et de constater que la date de consommation est déjà périmée depuis longtemps.
Je sens donc que je vais me gratter tête bien longtemps avant de trouver une réponse à ma question.
En attendant je n'ai pas résisté aux aubergines, au petites tomates et aux herbes qui pendaient là en semblant me dire attrape-moi si tu peux !
Mon tian en salade aux légumes du potager...
Ingrédients :
Pour le tian essayez d'avoir des légumes de même diamètre c'est plus joli : 1 aubergine – 1 courgette – 2 tomates allongées – 2 oignons – 1 gousse d'ail – 4 branches de thym - 2càs d'huile d'olive – sel et poivre
Pour la salade avec : 1 belle poignée de tomates cerises – 1 vingtaine de feuilles de basilic – 1 vingtaine de feuilles de menthe – 90g de Salakis (ou d'une autre feta) – 1càs d'huile d'olive – 1càc de vinaigre balsamique – sel et poivre
Commencez en préparant le tian en coupant tous les légumes en tranches assez fines. Et mettez-les en les alternant dans un plat, pensez aussi à intercaler les gousses d'ail et un peu de thym. J'ai choisi un plat rond mais vous pouvez en prendre un carré et faire des lignes au final ça sera aussi bon !
Ensuite arrosez avec l’huile et enfournez pendant une heure dans un four préchauffé à 180°. Vérifiez alors la cuisson et poursuivez la cuisson 15 à 30 minutes selon l'état des légumes, j'ai poursuivi la cuisson pendant 20 minutes en ce qui me concerne.
Après soit vous mangez le tian comme ça parce que c'est simplement déjà très très bon ou vous en faites une salade tiède comme moi, avec un p'tit blanc c'est... vous voyez ! En tout cas pour la version salade c'est tout simple vous faites glisser le tian sur une assiette, vous récupérez le jus et vous le mélangez avec l'huile et le vinaigre balsamique, un peu de sel et de poivre. Vous ajoutez sur le tian les tomates cerises coupées en deux, les herbes, le Salakis coupé en tranches et un peu émietté et vous arrosez le tout avec la sauce... côté p'tit blanc ne changez rien !
Mais pourquoi, bon et maintenant je fais quoi avec mon kilo de tomates cerises moi... est-ce que je vous raconte ça...

mercredi 7 septembre 2016

Souvenirs d'enfance... Roulé très très vanille à la crème à la... pour faire des souvenirs à mes enfants...

Ce matin en répondant à une interview à venir dans le très gourmand Pâtisserie & compagnie, quand Clémence, la rédactrice en chef du journal, m'a demandé si j'avais des souvenirs d'enfance concernant la pâtisserie... Je me suis gratté la tête et je lui ai bien sûr répondu que ma mère déjà avec la cuisine... alors avec la pâtisserie...

Et puis je lui ai raconté mes souvenirs de la boulangerie du coin d'la rue devant laquelle je bavais en regardant les éclairs au chocolat et au café, parce qu'encore une fois je n'avais pas envie de choisir. Heureusement à l'époque on trouvait déjà des divorcés, je crois d'ailleurs qu'on n'appelle plus ça comme ça, des divorcés, des sortes d'éclairs bi-goûts qui arrangeaient mon indécisions... Et je lui ai dit que mes souvenirs d'enfance et de pâtisseries s'arrêtaient là.
Et à chaque fois que je me rends compte du peu de souvenirs que j'ai en ce qui concerne le sucré mais aussi tout ce qui se mange en général, je suis pris d'une quasi frénésie culinaire en espérant qu'il est encore temps pour créer des souvenirs à mes deux merveilles et mon hamster. 
Parce que finalement je me demande si ces souvenirs sont liés seulement à l'enfance, à l'adolescence ou si, même maintenant qu'elles se rapprochent de l'âge adulte... bon ils disent qu'ils le sont déjà mais comme moi je vois encore des robes qui tournent et des culottes courtes quand je regarde leur ombre j'ai du mal à y croire... Quoi qu'il en soit au cas où ils ne soit pas trop tard, je cuisine, je pâtisse, je cuisine, je pâtisse... en espérant qu'ils en garderont quelque chose !
Roulé très très vanille à la crème pâtissière à la...
Ingrédients :
Pour le roulé : 4 œufs - 100g de farine - 100g de sucre glace – 1càs de sirop de canne - du sucre vanillé si possible maison
Pour la crème pâtissière à la vanille : 2 jaunes d’œufs – 30cl de lait chaud – 45g de sucre en poudre – 45g de farine – 1 gousse de vanille
Commencez par la crème. Fouettez les œufs avec le sucre dans un saladier. Ajoutez la farine et fouettez. Ajoutez le lait en filet tout en fouettant. Coupez la gousse de vanille en deux dans la longueur puis grattez-la au-dessus du saladier. Versez le tout dans une casserole.
Faites épaissir à feu moyen en remuant régulièrement, avec un fouet c'est le plus efficace, de 3 à 5 minutes jusqu'à ce que la crème pâtissière épaississe. Versez dans un plat, filmez au contact et laissez refroidir.
Préchauffez votre four à 180°.
Séparez les blancs des jaunes des œufs prévus pour le roulé.
Versez les jaunes dans un saladier, ajoutez le sucre et fouettez jusqu'à obtenir un mélange mousseux. Tamisez la farine au dessus du saladier et ajoutez-la délicatement.
Fouettez les blancs en neige bien ferme puis incorporez-les à la pâte, toujours délicatement.
Étalez la pâte sur une plaque d'environ 25cm sur 40 couverte de papier sulfurisé.
Enfournez la plaque une quinzaine de minutes en surveillant la cuisson.
Humidifiez légèrement un torchon, étalez-le puis retournez le biscuit dessus. Tirez doucement sur la feuille de papier sulfurisé pour la décoller.
Roulez le biscuit dans le torchon, déroulez-le, coupez les bords sur environ 1cm puis déposez le biscuit sur une feuille de film alimentaire.
Couvrez-la avec la crème puis roulez de nouveau en vous aidant avec le film. Fermez le film puis mettez le tout au frais pendant une bonne heure.
Au moment de servir, enlevez le film alimentaire badigeonnez le roulé avec le sirop puis roulez-le dans le sucre vanillé. Après vous n'avez plus qu'à couper de belles tranches et à vous dire que ce sont des tranches de souvenirs que vous êtes en train de servir...
PS : Sur la photo il n'y a qu'un bout du roulé qui est plus long que ça normalement mais les " souvenirs " étaient pressés de le dévorer...

Mais pourquoi, c'est marrant mais les kebabs du coin je suis sûr que je n'ai pas besoin d'insister pour qu'ils s'en souviennent ! est-ce que je vous raconte ça...